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Provenant d'une collection particulière, Allemagne
Odilon Redon (1840-1916)
Tête de femme rouge, entourée d'une germination de fleurs
細節
Odilon Redon (1840-1916)
Tête de femme rouge, entourée d'une germination de fleurs
signé 'ODILON REDON' (en bas à gauche)
pastel sur papier monté sur carton
47.5 x 63 cm.
Exécuté vers 1901
signed 'ODILON REDON' (lower left)
pastel on paper mounted on cardboard
18 ¾ x 24 7⁄8 in.
Executed circa 1901
Tête de femme rouge, entourée d'une germination de fleurs
signé 'ODILON REDON' (en bas à gauche)
pastel sur papier monté sur carton
47.5 x 63 cm.
Exécuté vers 1901
signed 'ODILON REDON' (lower left)
pastel on paper mounted on cardboard
18 ¾ x 24 7⁄8 in.
Executed circa 1901
來源
Ambroise Vollard, Paris (acquis auprès de l'artiste en avril 1901).
Theodor et Maria (née Kappler) Heller, Munich.
Puis par succession à la famille du propriétaire actuel en 1967.
Theodor et Maria (née Kappler) Heller, Munich.
Puis par succession à la famille du propriétaire actuel en 1967.
出版
O. Redon, Livre de raison, Second Cahier, Reprise du livre de comptes des œuvres vendues ou données entre février 1899 et octobre 1910, no. 466.
更多詳情
Cette œuvre sera incluse au catalogue raisonné en ligne de l'œuvre d'Odilon Redon actuellement en préparation par le Wildenstein Plattner Institute.
« Espace, formes et sujets flottent pour ainsi dire, ouverts au cycle des métamorphoses visuelles, sensitives, mais aussi sonores et olfactives qu'ils éveillent en nous. Le peintre de « la confidence » (Gide) s'impose dès lors comme celui du trouble et du troublant, de l'échange oblique, de l'adresse latente et de la perception différée. […] Le hasard et l'improvisation […] s'acceptent ici comme autant d'étapes préparatoires à l'irradiation terminale. N'oublions pas que la plupart de ces patchworks en rouge et jaune majeurs avaient été conçus pour être vus en hauteur, au-dessus de murs qui en accusaient la puissance chromatique. [...] L'enchantement naît de ces gestes débauchés, de ces états d'âmes embryonnaires, de toutes les correspondances inventées entre les objets, les visages et le milieu. » (G. Cogeval cité in Odilon Redon, Prince du rêve, cat. exp., Galeries nationales du Grand Palais, Paris, 2011, p. 70 et 71).
Ces mots de Guy Cogeval semblent avoir été écrits pour Tête de femme rouge, entourée d'une germination de fleurs.
Lorsqu’Odilon Redon adopte la couleur vers 1893, l'aspect macabre et cauchemardesque de ses visions, qui domine jusqu'alors son travail graphique dans des œuvres qu'il appelle ses Noirs, laisse place à une révélation plus épanouie du monde.
Exécuté vers 1901, le présent pastel est emblématique de l’abstraction suggestive explorée par l’artiste à partir des dernières années du XIXe siècle et s’inscrit dans le contexte international de l’Art Nouveau. « Il évoque des phénomènes célestes, du feu d’artifice à la nébuleuse en passant par l’aurore boréale, et peut renvoyer à des phénomènes psychologiques comme les phosphènes et les visions entre veille et sommeil » (cité in op. cit.).
L'aspect délicatement contemplatif de la présente œuvre nait en effet de son penchant pour l'exploration de la dimension mystique des aspirations humaines, une affirmation de l'idéalisme devenu un questionnement central dans les milieux intellectuels en France à la fin du siècle.
Ce mysticisme sera la source d’inspiration de tant d’artistes emblématiques de cette époque, à l’instar du groupe des Nabis qui voit en Redon « l’un de ses guides dans l’affirmation d’une esthétique qui tournait le dos au naturalisme, et lui substituait un art sur la transposition émotive » (cité in op. cit.). Maurice Denis écrit d’ailleurs en 1912 : « Il est à l'origine de toutes les innovations ou renaissances esthétiques, de toutes les révolutions du goût dont nous avons été témoins [depuis 1890]". Si Redon et Vuillard se virent quant à eux de plus en plus autour de 1900, Tête de femme rouge, entourée d'une germination de fleurs se place ainsi en écho pictural à ce lien.
Acquise dès l’année de sa création par Ambroise Vollard, l’œuvre est restée à l’abri des regards depuis lors et est révélée aujourd’hui pour la première fois.
"Space, forms, and subjects float, so to speak, open to the cycle of visual and sensory metamorphoses, but also to the auditory and olfactory sensations they awaken in us. The painter of 'confidence' (Gide) thus asserts himself as the painter of disturbance and the disturbing, of oblique exchanges, latent dialogues, and delayed perceptions. […] Chance and improvisation […] are embraced here as so many preparatory steps towards the final irradiation. Let us not forget that most of these patchworks of major red and yellow were conceived to be seen from above, on top of walls that accentuated their chromatic power. […] The enchantment arises from these unrestrained gestures, these embryonic emotional states, from all the correspondences imagined between objects, faces, and their environment. " (G. Cogeval quoted in Odilon Redon, Prince du rêve, exhibition catalogue, Galeries nationales du Grand Palais, Paris, 2011, pp. 70-71).
These words by Guy Cogeval seem to have been written specifically for Head of a Woman in Red, Surrounded by Burgeoning Flowers .
When Odilon Redon embraced color around 1893, the macabre and nightmarish quality of his visions, which had dominated his graphic work in the pieces he called his Noirs, gave way to a more expansive revelation of the world.
Executed around 1901, this pastel is emblematic of the suggestive abstraction explored by the artist starting in the last years of the 19th century, and it resonates within the international context of Art Nouveau. "It evokes celestial phenomena, from fireworks to nebulae and the aurora borealis, and may also refer to psychological phenomena such as phosphene patterns and visions experienced between wakefulness and sleep" (quoted in op. cit.).
The delicately contemplative aspect of this work indeed emerges from his inclination toward exploring the mystical dimension of human aspirations, an affirmation of idealism that became a central question within intellectual circles in late 19th-century France.
This mysticism inspired many emblematic artists of the period, such as the Nabi group, who saw in Redon "one of their guides in the affirmation of an aesthetic that turned its back on naturalism, substituting an art based on emotional transposition" (quoted in op. cit.). Maurice Denis wrote in 1912: "He is at the root of all aesthetic innovations or revivals, of all the revolutions in taste that we have witnessed [since 1890]." While Redon and Vuillard saw each other increasingly around 1900, Head of a Woman in Red, Surrounded by Burgeoning Flowers thus visually echoes this connection.
Acquired in the year of its creation by Ambroise Vollard, the work has remained out of sight since then and is being revealed today for the first time.
« Espace, formes et sujets flottent pour ainsi dire, ouverts au cycle des métamorphoses visuelles, sensitives, mais aussi sonores et olfactives qu'ils éveillent en nous. Le peintre de « la confidence » (Gide) s'impose dès lors comme celui du trouble et du troublant, de l'échange oblique, de l'adresse latente et de la perception différée. […] Le hasard et l'improvisation […] s'acceptent ici comme autant d'étapes préparatoires à l'irradiation terminale. N'oublions pas que la plupart de ces patchworks en rouge et jaune majeurs avaient été conçus pour être vus en hauteur, au-dessus de murs qui en accusaient la puissance chromatique. [...] L'enchantement naît de ces gestes débauchés, de ces états d'âmes embryonnaires, de toutes les correspondances inventées entre les objets, les visages et le milieu. » (G. Cogeval cité in Odilon Redon, Prince du rêve, cat. exp., Galeries nationales du Grand Palais, Paris, 2011, p. 70 et 71).
Ces mots de Guy Cogeval semblent avoir été écrits pour Tête de femme rouge, entourée d'une germination de fleurs.
Lorsqu’Odilon Redon adopte la couleur vers 1893, l'aspect macabre et cauchemardesque de ses visions, qui domine jusqu'alors son travail graphique dans des œuvres qu'il appelle ses Noirs, laisse place à une révélation plus épanouie du monde.
Exécuté vers 1901, le présent pastel est emblématique de l’abstraction suggestive explorée par l’artiste à partir des dernières années du XIXe siècle et s’inscrit dans le contexte international de l’Art Nouveau. « Il évoque des phénomènes célestes, du feu d’artifice à la nébuleuse en passant par l’aurore boréale, et peut renvoyer à des phénomènes psychologiques comme les phosphènes et les visions entre veille et sommeil » (cité in op. cit.).
L'aspect délicatement contemplatif de la présente œuvre nait en effet de son penchant pour l'exploration de la dimension mystique des aspirations humaines, une affirmation de l'idéalisme devenu un questionnement central dans les milieux intellectuels en France à la fin du siècle.
Ce mysticisme sera la source d’inspiration de tant d’artistes emblématiques de cette époque, à l’instar du groupe des Nabis qui voit en Redon « l’un de ses guides dans l’affirmation d’une esthétique qui tournait le dos au naturalisme, et lui substituait un art sur la transposition émotive » (cité in op. cit.). Maurice Denis écrit d’ailleurs en 1912 : « Il est à l'origine de toutes les innovations ou renaissances esthétiques, de toutes les révolutions du goût dont nous avons été témoins [depuis 1890]". Si Redon et Vuillard se virent quant à eux de plus en plus autour de 1900, Tête de femme rouge, entourée d'une germination de fleurs se place ainsi en écho pictural à ce lien.
Acquise dès l’année de sa création par Ambroise Vollard, l’œuvre est restée à l’abri des regards depuis lors et est révélée aujourd’hui pour la première fois.
"Space, forms, and subjects float, so to speak, open to the cycle of visual and sensory metamorphoses, but also to the auditory and olfactory sensations they awaken in us. The painter of 'confidence' (Gide) thus asserts himself as the painter of disturbance and the disturbing, of oblique exchanges, latent dialogues, and delayed perceptions. […] Chance and improvisation […] are embraced here as so many preparatory steps towards the final irradiation. Let us not forget that most of these patchworks of major red and yellow were conceived to be seen from above, on top of walls that accentuated their chromatic power. […] The enchantment arises from these unrestrained gestures, these embryonic emotional states, from all the correspondences imagined between objects, faces, and their environment. " (G. Cogeval quoted in Odilon Redon, Prince du rêve, exhibition catalogue, Galeries nationales du Grand Palais, Paris, 2011, pp. 70-71).
These words by Guy Cogeval seem to have been written specifically for Head of a Woman in Red, Surrounded by Burgeoning Flowers .
When Odilon Redon embraced color around 1893, the macabre and nightmarish quality of his visions, which had dominated his graphic work in the pieces he called his Noirs, gave way to a more expansive revelation of the world.
Executed around 1901, this pastel is emblematic of the suggestive abstraction explored by the artist starting in the last years of the 19th century, and it resonates within the international context of Art Nouveau. "It evokes celestial phenomena, from fireworks to nebulae and the aurora borealis, and may also refer to psychological phenomena such as phosphene patterns and visions experienced between wakefulness and sleep" (quoted in op. cit.).
The delicately contemplative aspect of this work indeed emerges from his inclination toward exploring the mystical dimension of human aspirations, an affirmation of idealism that became a central question within intellectual circles in late 19th-century France.
This mysticism inspired many emblematic artists of the period, such as the Nabi group, who saw in Redon "one of their guides in the affirmation of an aesthetic that turned its back on naturalism, substituting an art based on emotional transposition" (quoted in op. cit.). Maurice Denis wrote in 1912: "He is at the root of all aesthetic innovations or revivals, of all the revolutions in taste that we have witnessed [since 1890]." While Redon and Vuillard saw each other increasingly around 1900, Head of a Woman in Red, Surrounded by Burgeoning Flowers thus visually echoes this connection.
Acquired in the year of its creation by Ambroise Vollard, the work has remained out of sight since then and is being revealed today for the first time.
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