Marc Chagall (1887-1985)
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Provenant d’une collection particulière parisienne
Marc Chagall (1887-1985)

Les Quatre Têtes (cirque Vollard)

細節
Marc Chagall (1887-1985)
Les Quatre Têtes (cirque Vollard)
signé 'MArC ChAgAll' (en bas à droite)
gouache et encre de couleurs sur papier rouge
66.4 x 51.2 cm.
Exécuté en 1927

signed 'MArC ChAgAll' (lower right)
gouache and coloured ink on red paper
26 ¼ x 20 1⁄8 in.
Executed in 1927
來源
Collection particulière, Paris.
Puis par descendance au propriétaire actuel.
更多詳情
Le Comité Marc Chagall a confirmé l’authenticité de cette œuvre.

Tout au long de sa vie, Marc Chagall a été fasciné par le cirque et sa myriade d'artistes, d’humains et d’animaux. Le spectacle fantastique et énergique résonnait profondément avec sa propre approche ludique de la peinture. L'acrobate dynamique du cirque, en particulier, était l'avatar idéal de sa sensibilité artistique. Dans la présente œuvre, un acrobate tente de garder l'équilibre sur le dos d'une vache à quatre têtes, sur un fond rouge dramatique et vibrant, peint sur du papier rouge. La position ambitieuse de l'acrobate, sur le point de tomber mais pourtant totalement maître de la situation et l'étrange créature à quatre têtes très expressive plongent le spectateur dans l'univers irrationnel et fantasque du cirque. En effet, pour Chagall, le cirque était plus qu'un simple divertissement coloré et bon marché ; c'était une source infinie d'émerveillement et d'inspiration enfantine. L'artiste dira plus tard à ce sujet : "Pour moi, un cirque est un spectacle magique qui apparaît et disparaît comme un monde. Ces clowns, ces cavaliers a cru et ces acrobates se sont installés dans mes visions. Avec eux, je peux aller vers de nouveaux horizons. Attiré par leurs couleurs et leurs maquillages, je peux rêver de peindre de nouvelles distorsions psychiques. C'est un monde magique, le cirque, un jeu de danse intemporel où les larmes et les sourires, le jeu des bras et des jambes prennent la forme d'un grand art » ( ‘Le Cirque’ in Marc Chagall, Le Cirque, Paintings 1969-1980, cat. exp., Pierre Matisse Gallery, New York, 1981).
Les Quatre Têtes font en effet partie de la série de dix-neuf gouaches explorant le thème du cirque qui lui a été commandée par le marchand et éditeur Ambroise Vollard en 1927 et qui fut dès lors connue sous le nom de Cirque Vollard (Meyer, n° 418-456). Pour réaliser cet ensemble ambitieux, Vollard offrit à Chagall l'utilisation gratuite de sa loge au Cirque d'Hiver, ce dont l'artiste profita volontiers, « parce que le cirque était un endroit charmant où emmener sa fille », a écrit Sidney Alexander. Marc en était aussi enfantinement ravi qu'Ida" (Chagall, A Biography, New York, 1978, p. 292). Le grand chapiteau du Cirque d'Hiver a également incité Chagall à utiliser les spectacles de cirque comme une métaphore vivante de la vie qu'il avait décidé de mener. Il rejoint ainsi une longue lignée de peintres distingués travaillant en France qui ont mis en scène le cirque dans leur art, depuis Watteau - un favori de Chagall - jusqu'à Daumier, Degas, Renoir, Seurat, Toulouse-Lautrec, et - parmi ses contemporains immédiats, avec Picasso - Rouault, Dufy, Van Dongen, et Léger. La vision et le rêve du cirque sont devenus le cœur même de la mythologie personnelle de Chagall. Le thème du cirque apparaît dans l'œuvre de Chagall dès 1914, avec son tableau Acrobate (Buffalo, Albright-Knox Art Gallery), et réapparaît dans sa spectaculaire décoration pour L'introduction au théâtre juif (Moscou, Galerie Tretiakov). Cependant, Chagall a pleinement saisi les qualités esthétiques et expressives du monde du cirque dans la série du Cirque Vollard, qui, avec les gouaches des Fables de La Fontaine, a véritablement établi Chagall comme l'une des figures de proue de la scène artistique d'avant-garde parisienne. Caractérisées par des couleurs saturées, fraîches et vives, ces gouaches offrent une interprétation totalement nouvelle du monde du cirque et témoignent de l'imagination débordante de Chagall. Les Quatre Têtes n'a jamais été proposé aux enchères et sa rareté réside dans sa composition inhabituelle et dans la remarquable fraîcheur de ses pigments, dont l'intensité est renforcée par l'utilisation innovante par Chagall d'un papier de couleur rouge.

Throughout his life, Marc Chagall was mesmerized by the circus and its myriad performers, both human and animal. The fantastic, energetic spectacle resonated deeply with his own playful approach towards painting. The dynamic circus acrobat, in particular, was the ideal avatar for his artistic sensibilities. In the present work, for example, an acrobat impressively tries to keep his balance on the back of a four-headed cow is set against a dramatic and vibrant red background, painted on red paper. The acrobat’s ambitious position, on the verge of falling yet completely in control of the situation, and the strange highly expressive four-headed creature plunge the viewer in the irrational and whimsical circus world. Indeed, the circus was more than just a cheap, colorful amusement for Chagall; it was an infinite source of childlike wonder and inspiration. As the artist later reflected upon the subject, ‘for me a circus is a magic show that appears and disappears like a world. These clowns, bareback riders and acrobats have themselves a home in my visions. With them I can move toward new horizons. Lured by their colors and make-up, I can dream of painting new psychic distortions. It is a magic world, circus, a timeless dancing game where tears and smiles, the play of arms and legs take the form of a great art’ (“The Circus” in Marc Chagall, Le Cirque: Paintings 1969-1980, exh. cat., Pierre Matisse Gallery, New York, 1981).
Les Quatre Têtes is in fact part of the series of nineteen gouaches exploring the circus theme that were commissioned to him by the dealer and publisher Ambroise Vollard in 1927, and was hence known as the Cirque Vollard (Meyer, nos. 418-456). To realize this ambitious ensemble, Vollard offered Chagall free use of his season box at the Cirque d’Hiver, of which the artist happily availed himself, ‘because the circus was a lovely place to take his daughter,’ Sidney Alexander has written. ‘Marc was as childishly delighted with it as Ida’ (Chagall, A Biography, New York, 1978, p. 292). Le grand chapiteau of the Cirque d’Hiver likewise inspired Chagall to draw upon circus performance as a vivid metaphor for the life he had decided to lead. He thereby joined a long line of distinguished painters working in France who featured the circus in their art, stemming from Watteau—a favorite of Chagall—and thereafter including Daumier, Degas, Renoir, Seurat, Toulouse-Lautrec, and—among his immediate contemporaries, together with Picasso—Rouault, Dufy, Van Dongen, and Léger. The vision and dream of the circus became the very heart of Chagall’s personal mythology.
The theme of the circus appeared in Chagall’s oeuvre as early as 1914, with his painting Acrobate (Buffalo, Albright-Knox Art Gallery), and appeared again in his spectacular decoration for The Introduction to the Jewish Theatre (Moscow, Tretyakov Gallery). Yet Chagall fully captured the aesthetic and expressive qualities of the circus world in the Cirque Vollard series, which together with the Fables de La Fontaine gouaches, was really what established Chagall as one of the prominent figures of the Parisian avant-garde art scene. Characterised by their saturated, fresh and lively colours, these gouaches provide a completely new interpretation of the circus world and bear witness to Chagall’s endless imagination. Les Quatre Têtes has never been offer at auction and its rarity lies in its unusual composition and in its pigments’ remarkable freshness, the intensity of which are enhanced by Chagall’s innovative use of red-coloured paper.

榮譽呈獻

20/21st Century Evening Sale - Paris
20/21st Century Evening Sale - Paris General Enquires

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