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Provenant du Musée d'Art Classique de Mougins
Francis Picabia (1879-1953)
Sans titre (Garçon à la cruche)
Details
Francis Picabia (1879-1953)
Sans titre (Garçon à la cruche)
signé et daté 'Francis Picabia 1935' (en bas au centre)
huile sur toile
73 x 92 cm.
Peint en 1935
signed and dated 'Francis Picabia 1935' (lower centre)
oil on canvas
28 ¾ x 36 ¼ in.
Painted in 1935
Sans titre (Garçon à la cruche)
signé et daté 'Francis Picabia 1935' (en bas au centre)
huile sur toile
73 x 92 cm.
Peint en 1935
signed and dated 'Francis Picabia 1935' (lower centre)
oil on canvas
28 ¾ x 36 ¼ in.
Painted in 1935
Provenance
Robert Miller Gallery, New York (avant 1984).
Collection particulière, Royaume-Uni (avant 1999); vente, Christie's, Londres, 5 février 2008, lot 385.
Collection particulière (acquis au cours de cette vente); vente, Christie's, Londres, 5 février 2009, lot 453.
Acquis au cours de cette vente par le propriétaire actuel.
Collection particulière, Royaume-Uni (avant 1999); vente, Christie's, Londres, 5 février 2008, lot 385.
Collection particulière (acquis au cours de cette vente); vente, Christie's, Londres, 5 février 2009, lot 453.
Acquis au cours de cette vente par le propriétaire actuel.
Literature
M. L. Borràs, Picabia, Paris, 1985, p. 527, no. 639 (illustré, p. 402, fig. 820).
W. A. Camfield, B. Calté, C. Clements et A. Pierre, Francis Picabia, Catalogue raisonné, Bruxelles, 2019, vol. III, p. 316, no. 1317 (illustré en couleurs, p. 317; détail illustré en couleurs, p. 316).
M. Merrony, éd., Mougins Museum of Classical Art, Mougins, 2011, p. 332, no. 39 (illustré en couleurs; titré 'Composition' et dimentions erronnées).
'Le MACM rayonne à l'international', in Mougins, juin 2017 (illustré in situ).
W. A. Camfield, B. Calté, C. Clements et A. Pierre, Francis Picabia, Catalogue raisonné, Bruxelles, 2019, vol. III, p. 316, no. 1317 (illustré en couleurs, p. 317; détail illustré en couleurs, p. 316).
M. Merrony, éd., Mougins Museum of Classical Art, Mougins, 2011, p. 332, no. 39 (illustré en couleurs; titré 'Composition' et dimentions erronnées).
'Le MACM rayonne à l'international', in Mougins, juin 2017 (illustré in situ).
Exhibited
Chicago, The Arts Club of Chicago, Paintings by Francis Picabia, janvier 1936, no. 8 (titré 'Composition').
Londres, King's College London, The Classical Now, mars-avril 2018, p. 191, no. 185 (illustré en couleurs, p. 185).
(collection permanente) Mougins, Musée d'Art Classique de Mougins, 2011-2024.
Londres, King's College London, The Classical Now, mars-avril 2018, p. 191, no. 185 (illustré en couleurs, p. 185).
(collection permanente) Mougins, Musée d'Art Classique de Mougins, 2011-2024.
Further Details
Né à Paris en 1879, fils d'un diplomate cubain, Francis Picabia a étudié aux Écoles des Arts décoratifs où il a notamment côtoyé Georges Braque et Marie Laurencin. La carrière artistique de Picabia a été sans cesse innovante, décrite par ses contemporains, tels que Marcel Duchamp, comme une « série kaléidoscopique d'expériences artistiques » (M. Duchamp, 'Francis Picabia', in K. Dreier et M. Duchamp, Collection of the Société Anonyme, Museum of Modern Art 1920, cat. exp., Yale University Art Gallery, 1950, p. 4). Picabia n'a cessé d'expérimenter un large éventail de styles et de genres artistiques, de l'impressionnisme au cubisme, en passant par le mouvement Dada et le surréalisme. N'adhérant que rarement à un seul style pendant plus de quelques années, il est profondément influencé par les mouvements artistiques naissants, tant à Paris qu'à l'étranger. Comme l'a affirmé Picabia, « ce que j'aime, c'est inventer, imaginer, faire de moi à chaque instant un homme nouveau, et puis, l'oublier, tout oublier » (F. Picabia cité dans E. Lunday, Francis Picabia's Chameleonic Style, JSTOR Daily, 15 février 2017.). Au milieu des années 1920, Picabia s'installe dans la ville de Mougins, dans le sud de la France, avec sa compagne de l'époque, Germaine Everling, et leur fils, Lorenzo. D'autres artistes légendaires les rejoindront dans les années à venir, notamment Jean Cocteau, Pablo Picasso et Fernand Léger.C'est peu après son arrivée sur la Côte d'Azur que Picabia commence à peindre ses célèbres Transparences, une série d'œuvres ainsi nommées pour leur représentation simultanée de multiples images transparentes, superposées les unes sur les autres dans un effet rappelant la photographie à exposition multiple. Il s'agit de compositions insaisissables, dont l'imagerie est typiquement tirée d'un éventail de sources, dont la mythologie classique, la peinture de la Renaissance et les fresques catalanes, trouvées dans la lustrale collection de livres d'art que Picabia conservait dans son studio. Dans la série Transparences, les visages, les corps et la nature s'entrelacent au milieu de lignes sensuelles pour créer un espace pictural d'un autre monde, dépourvu des lois traditionnelles de la perspective, dans lequel les figures flottent et se chevauchent d'une manière presque éthérée. D'un point de vue formel, la présente œuvre fait allusion aux Transparences dans les lignes noires épaisses et incurvées qui délimitent la forme idéalisée de la figure. L'arrière-plan, avec ses tons riches évoquant un espace insondable, rappelle également les arrière-plans mystiques et stratifiés de la série emblématique. Cependant, comme le note Maria Lluïsa Borràs, l'œuvre présente transcende ces qualités - et c'est pour cette raison qu'elle place Sans titre (Garçon à la cruche) parmi un nouveau type de peinture « poster », où, le traitement magistral de la surface peinte par Picabia crée une « patine subtilement nuancée suggérant l'âge » (M.L. Borràs, Picabia, New York, 1985, p. 381). En dépassant les Transparences traditionnelles, Picabia réussit à synthétiser de nombreuses influences, affirmant avec force son identité artistique complexe et hautement célébrée. Ainsi, rappelant les scènes classiques ornant les amphores grecques et romaines traditionnelles, le protagoniste, une robe drapée librement sur l'épaule droite, se penche en avant, semblant chercher quelque chose à l'extérieur du bord de l'image, serrant une grande cruche dans sa main gauche. Sa forme idéalisée et musclée est définie par un clair-obscur subtil, faisant à nouveau allusion à la tradition classique. Illustrant la capacité de Picabia à passer sans heurt d'un style artistique à l'autre et à remettre en question toute notion de continuité dans son œuvre, Sans titre (Garçon à la cruche) est un exemple puissant de l'esprit inquiet et inventif de l'artiste.
Born in Paris in 1879, the son of a Cuban diplomat, Francis Picabia studied at the Écoles des Arts Decoratifs, where his peers included Georges Braque and Marie Laurencin. Picabia’s artistic career was endlessly innovative, described by his contemporaries, such as Marcel Duchamp, as a ‘kaleidoscopic series of art experiences’ (M. Duchamp, 'Francis Picabia,' in K. Dreier & M. Duchamp, Collection of the Société Anonyme, Museum of Modern Art 1920, exh. cat.,Yale University Art Gallery, 1950, p. 4). Indeed, Picabia continuously experimented with an extensive range of artistic styles and genres, from Impressionism and Cubism, to Dada and Surrealism. Rarely adhering to one style for more than a few years, he was profoundly influenced by nascent artistic movements, both in Paris and abroad. As Picabia famously affirmed, ‘what I like is to invent, to imagine, to make of myself at every moment a new man, and then, to forget him, to forget everything’ (F. Picabia quoted in E. Lunday, Francis Picabia’s Chameleonic Style, JSTOR Daily, 15 February 2017.). In the mid-1920s, Picabia moved to the town of Mougins in the south of France along with his then partner, Germaine Everling, and their son, Lorenzo. Other legendary artists would follow over the coming years, including Jean Cocteau, Pablo Picasso and Fernand Léger. It was shortly after his arrival in the Cote d’Azur, that Picabia began his celebrated Transparencies paintings, a series of works so named for their simultaneous depiction of multiple transparent images, layered atop one another in an effect reminiscent of multiple-exposure photography. These were elusive compositions, the imagery of which was typically drawn from a range of sources, including classical mythology, Renaissance painting and Catalan frescoes, found in the lustrous collection of art books that Picabia kept in his studio. Across the Transparencies series, faces, bodies and nature intertwine amidst sensuous lines to create an otherworldly pictorial space, devoid of the traditional laws of perspective, in which the figures float and overlap one another in an almost ethereal manner. Formally, the present work alludes to the Transparencies in the thick, curving black lines that outline the figure’s idealised form. The background, with its rich tones conjuring an inscrutable space, is likewise redolent of the mystical, layered backgrounds of the iconic series. Yet, as Maria Lluïsa Borràs notes, the present work transcends these qualities- and it is for this reason that she places Sans titre (Garçon à la cruche) among a new kind of ‘poster’ painting, where, among other advances, Picabia’s masterful handling of the painted surface creates a ‘subtly nuanced patina suggestive of age’ (M.L. Borràs, Picabia, New York, 1985, p. 381). In surpassing the traditional Transparencies, Picabia succeeds in synthesising numerous influences, powerfully affirming his complex and highly celebrated artistic identity. Thus, reminiscent of classical scenes adorning traditional Greek and Roman amphoras, the protagonist, with a loosely draped robe over his right shoulder, leans forward, seemingly reaching for something outside of the pictorial edge, clutching a large jug in his left hand. His idealised, muscular form is further defined by subtle chiaroscuro, again alluding to the classical tradition. Exemplifying Picabia’s ability to move seamlessly between artistic styles and challenging any notion of continuity across his storied oeuvre, Sans titre (Garçon à la cruche) is a powerful example of the artist’s restless and endlessly inventive spirit.
Born in Paris in 1879, the son of a Cuban diplomat, Francis Picabia studied at the Écoles des Arts Decoratifs, where his peers included Georges Braque and Marie Laurencin. Picabia’s artistic career was endlessly innovative, described by his contemporaries, such as Marcel Duchamp, as a ‘kaleidoscopic series of art experiences’ (M. Duchamp, 'Francis Picabia,' in K. Dreier & M. Duchamp, Collection of the Société Anonyme, Museum of Modern Art 1920, exh. cat.,Yale University Art Gallery, 1950, p. 4). Indeed, Picabia continuously experimented with an extensive range of artistic styles and genres, from Impressionism and Cubism, to Dada and Surrealism. Rarely adhering to one style for more than a few years, he was profoundly influenced by nascent artistic movements, both in Paris and abroad. As Picabia famously affirmed, ‘what I like is to invent, to imagine, to make of myself at every moment a new man, and then, to forget him, to forget everything’ (F. Picabia quoted in E. Lunday, Francis Picabia’s Chameleonic Style, JSTOR Daily, 15 February 2017.). In the mid-1920s, Picabia moved to the town of Mougins in the south of France along with his then partner, Germaine Everling, and their son, Lorenzo. Other legendary artists would follow over the coming years, including Jean Cocteau, Pablo Picasso and Fernand Léger. It was shortly after his arrival in the Cote d’Azur, that Picabia began his celebrated Transparencies paintings, a series of works so named for their simultaneous depiction of multiple transparent images, layered atop one another in an effect reminiscent of multiple-exposure photography. These were elusive compositions, the imagery of which was typically drawn from a range of sources, including classical mythology, Renaissance painting and Catalan frescoes, found in the lustrous collection of art books that Picabia kept in his studio. Across the Transparencies series, faces, bodies and nature intertwine amidst sensuous lines to create an otherworldly pictorial space, devoid of the traditional laws of perspective, in which the figures float and overlap one another in an almost ethereal manner. Formally, the present work alludes to the Transparencies in the thick, curving black lines that outline the figure’s idealised form. The background, with its rich tones conjuring an inscrutable space, is likewise redolent of the mystical, layered backgrounds of the iconic series. Yet, as Maria Lluïsa Borràs notes, the present work transcends these qualities- and it is for this reason that she places Sans titre (Garçon à la cruche) among a new kind of ‘poster’ painting, where, among other advances, Picabia’s masterful handling of the painted surface creates a ‘subtly nuanced patina suggestive of age’ (M.L. Borràs, Picabia, New York, 1985, p. 381). In surpassing the traditional Transparencies, Picabia succeeds in synthesising numerous influences, powerfully affirming his complex and highly celebrated artistic identity. Thus, reminiscent of classical scenes adorning traditional Greek and Roman amphoras, the protagonist, with a loosely draped robe over his right shoulder, leans forward, seemingly reaching for something outside of the pictorial edge, clutching a large jug in his left hand. His idealised, muscular form is further defined by subtle chiaroscuro, again alluding to the classical tradition. Exemplifying Picabia’s ability to move seamlessly between artistic styles and challenging any notion of continuity across his storied oeuvre, Sans titre (Garçon à la cruche) is a powerful example of the artist’s restless and endlessly inventive spirit.
Brought to you by

Léa Bloch
Specialist, Head of Sale