Auguste Rodin (1840-1917)
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Provenant d'une collection particulière européenne
Auguste Rodin (1840-1917)

Iris éveillant une nymphe

Details
Auguste Rodin (1840-1917)
Iris éveillant une nymphe
signé ‘Rodin’ (à l'arrière du rocher); avec la marque de fondeur ‘Alexis Rudier Fondeur Paris' (sur la base à droite); avec la signature en relief 'A. Rodin' (à l'intérieur)
bronze à patine brun foncé
Hauteur: 34.5 cm.
Conçu vers 1885; cette épreuve fondue en 1931

signed 'Rodin' (at the back of the rock); with the foundry mark 'Alexis Rudier Fondeur Paris' (at right of the base); with the raised signature 'A. Rodin' (on the inside)
bronze with dark brown patina
Height: 13 5⁄8.
Conceived circa 1885; this bronze cast in 1931
Provenance
Musée Rodin, Paris.
Eugène Rudier, Le Vésinet (acquis auprès de celui-ci en novembre 1942).
Collection particulière, France.
Vente, Me. Boisgirard, Paris, 26 juin 1991, lot 27.
E. Bernstein, Genève (acquis au cours de cette vente).
Galerie Malaquais, Paris.
Acquis auprès de celle-ci par le propriétaire actuel en mars 2011.
Literature
A. Le Normand-Romain, Rodin et le bronze, Catalogue des œuvres conservées au Musée Rodin, Paris, 2007, vol. II, p. 458-459, no. S.1062 (une autre épreuve illustrée, p. 458).
Further Details
Cette œuvre sera incluse au Catalogue Critique de l'Œuvre Sculpté d'Auguste Rodin actuellement en préparation à la galerie Brame & Lorenceau sous la direction de Jérôme Le Blay, sous le numéro 2010-3204B.

Brought to you by

Valérie Didier
Valérie Didier Specialist, Head of Sale

Lot Essay

Iris éveillant une Nymphe fait partie des œuvres réalisées, probablement à des fins commerciales, à partir de figures créées pour la célèbre Porte de l’Enfer. On peut d’ailleurs reconnaitre dans la figure masculine, les traits du Génie prenant son essor sur le vantail gauche de la Porte. Cependant, on connait peu de choses sur le contexte précis de conception de ce groupe, impossible à dater précisément. Le titre, comme souvent chez Rodin, ne fut pas fixé à sa création, mais seulement en 1900, lorsque l’artiste emprunta l’épreuve appartenant à Anthony Roux pour l’exposer dans la rétrospective du pavillon de l'Alma, et l’insérer au catalogue d’exposition sous le titre d’Amour et Psyché.
Aujourd’hui connu sous le nom d’Iris éveillant une Nymphe, ce groupe présente la divinité Iris, messagère des dieux, dans une pose inédite, s’empressant de monter sur le genou d'une nymphe timide qui recule de surprise devant cette soudaine incitation à l'amour. Bien que l’utilisation des thèmes de la nymphe, des bacchantes ou de personnages mythologies soit fréquente chez Rodin, il ne s'agit ici pas d'une allégeance à la littérature classique, mais plutôt d'une reconnaissance de la popularité de ce type de sujets mythologiques émoustillants sous le Second Empire. Souvent, comme dans cette œuvre, un titre mythologique constitue un contexte acceptable pour un thème dont le caractère est plutôt érotique que littéraire ou historique.

Iris éveillant une Nymphe is one of the works created, probably for commercial purposes, from the figures of the famous Porte de l’Enfer. In the male figure, the features of the Génie prenant son essor from the left-hand door of the Gate can be identified. Nonetheless, little is known about the exact context in which this group was conceived, and it is impossible to date it precisely. The title, as is often the case with Rodin, was not fixed at the time of its creation. It wasonly in 1900, when the artist borrowed the print belonging to Anthony Roux to exhibit it in the retrospective at the Pavillon de l'Alma, and included it in the exhibition catalogue under the title Amour et Psyché.
Now known as Iris éveillant une Nymphe, this group presents the divinity Iris, messenger of the gods, in an unprecedented pose, hastening to climb onto the knee of a shy nymph who recoils in surprise at this sudden incitement to love. Although Rodin frequently used the themes of nymphs, bacchantes and mythological characters, this was not an allegiance to classical literature, but rather a recognition of the popularity of this type of titillating mythological subject under the Second Empire. Often, as in this sculpture, a mythological title provided at the time an acceptable context for a theme that was more erotic than literary or historical.

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