Lot Essay
Cette scène d'intérieur très vivante et chaleureuse d'une dame se relaxant dans un élégant canapé en prenant le thé est un portrait de Mme Marie Desjardins, modèle bien connue de Kees van Dongen, peint vers 1913. En effet, van Dongen a représenté la même personne, très probablement à la même époque que la présente œuvre, dans Portrait de Madame Desjardins, qui se trouve actuellement dans une collection privée aux États-Unis. Il s’agit d’un portrait complètement différent de Mme Desjardins, la présentant dans une position raide et droite, vêtue d'une robe bleu marine et grise très formelle, sur un fond gris et froid. Dans le portrait de Mme Desjardins faisant partie de l’ancienne collection de Marcel Midy, la femme est souriante et adossée au canapé, baignant dans un fond jaune-or chaud et une atmosphère joyeuse, dont la légèreté et la vivacité sont renforcées par le bouquet de fleurs proéminent à gauche et par l'approche spontanée et presque abstraite en termes d'exécution picturale, en particulier à l'arrière-plan.
Arrivé à Paris en 1897, van Dongen est enfin reconnu en 1904 lorsqu'il expose à la galerie d'Ambroise Vollard, et pour ses peintures « fauves » vibrantes qui font partie de celles qui ont provoqué le tumulte au tristement célèbre Salon d'automne de 1905. Pendant ces années « fauves », les modèles de van Dongen étaient principalement des prostituées et des danseuses de Montmartre, jusqu'à ce qu'il s'installe dans le quartier de Montparnasse en 1912. Par la suite, ses modèles sont devenus des dames de la société parisienne à la mode. Dans ce nouvel environnement animé, van Dongen se lie d'amitié avec le professeur et journaliste français Louis Paul Abel Desjardins (1859-1940) et son épouse, Marie Escudier. Ils l'invitent dans leur maison de campagne de Cricquebœuf, située entre Honfleur et Deauville en Normandie, au cours de l'été 1913. Desjardins présente van Dongen au cercle de Deauville, qui est déjà à l'époque un centre excitant où la haute société parisienne s'installe chaque été. Séduit par l'effervescence et le glamour de cette station balnéaire, il y reviendra presque chaque année de sa vie et capturera ses paysages exaltants et fantaisistes dans de nombreux tableaux.
Madame Marie Desjardins est l'un des portraits qui témoignent de l'amitié de van Dongen avec Paul et sa femme, et de sa première escapade à Deauville. Née Escudier, Marie Desjardins (1865-1947) était auparavant mariée au riche industriel parisien Arthur Fontaine (1860-1931). Ce dernier était également un mécène dont le cercle d'amis comprenait un certain nombre d'écrivains, de musiciens et d'artistes, parmi lesquels André Gide, Claude Debussy, Odilon Redon, Maurice Denis, Édouard Vuillard et bien d'autres. Escudier et Fontaine se sont mariés en 1889 et ont divorcé en décembre 1907, après qu'Escudier eut quitté la maison avec ses deux plus jeunes fils pour aller vivre chez ses parents. Marie Escudier était une soprano renommée et était très douée pour déchiffrer les nouvelles partitions, ce qui lui valut la popularité des compositeurs - Claude Debussy dédia notamment sa célèbre composition « Clair de lune » de 1905 à la belle Escudier. Pendant les dernières années de son mariage avec Fontaine, Marie Escudier a eu un amant, Paul Abel Desjardins, qui était médecin dans les hôpitaux de Paris. C'est un bel homme, de cinq ans plus jeune qu'elle, mais leur relation fait scandale et isole Marie Escudier de sa famille et de son cercle social. Leur liaison est métaphoriquement utilisée par Jammes dans La brèche égarée, publiée dans La Revue hebdomadaire. Une représentation théâtrale en est même tirée par la troupe L'OEUVRE en 1913, puis présentée à l'Opéra-comique en 1921, dans laquelle joue Jean Cocteau.
Si Marie Escudier se retrouve seule aux côtés de son amant, ils se marient quelques années plus tard et elle découvre un tout nouveau milieu social, comme en témoigne la célèbre photographie du « bal van Dongen ». Datée de 1912 et située rue Denfert-Rochereau (14e arrondissement de Paris), Henri Matisse, Albert Marquet, George Besson, Jacqueline Marval, Paul Poiret, van Dongen, Charles Camoin, Mme van Dongen et Mme Abel Desjardins (Marie Escudier) sont photographiés lors d'une fête organisée par l'artiste hollandais. Par l'intermédiaire de Paul Desjardins, Escudier a également rencontré Robert Proust (le frère de Marcel Proust) et renoué avec Claude Debussy. Plusieurs autres artistes l'ont représentée, notamment Henri Lerolle dans son tableau A l'orgue de 1885 (représentant la chanteuse soliste se produisant à Saint-François-Xavier ; Metropolitan Museum of Art, New York) ; Maurice Denis dans Maternité au lit jaune en 1896 (collection G. Rau), et dans Madame Fontaine et ses enfants à Mercin en 1901 ; Odilon Redon en 1901 (Metropolitan Museum of Art, New York) ; Edouard Vuillard dans Causerie chez les Fontaine vers 1904 (Collection privée), dans Madame Arthur Fontaine en rose vers 1904 (Collection privée, U. S. A.) et dans un autre tableau représentant une chanteuse soliste à Saint-François-Xavier (Collection privée, U. S. A.). S.A.) et dans un autre portrait de 1904 (Art Institute of Chicago) ; et Edgar Degas s'est photographié avec Marie Escudier et Paul Poujaud en 1895 (Metropolitan Museum of Art, New York).
Une photographie d'archive de l'œuvre actuelle, récemment découverte par le Wildenstein Institute, révèle que Madame Marie Desjardins était à l'origine une composition plus grande. Il y avait auparavant un arrière-plan avec deux peintures non identifiées sur le mur au-dessus du personnage, qui semble avoir été réduit pour une raison inconnue et à une date inconnue.
This very lively and warm interior scene of a lady relaxing in an elegant sofa, having tea, is another portrait of Ms. Marie Desjardins, painted by Kees van Dongen circa 1913. Indeed, van Dongen depicted the same sitter most likely around the same time as the present work, in Portrait de Madame Desjardins currently in a private collection, U.S.A. The latter offers a completely different portrait of Mrs. Desjardins, presenting her in a stiff upright position, wearing a very formal navy blue and grey dress, set against a cold grey background. In the Marcel Midy portrait of Mrs. Desjardins, the woman is smiling and leaning back in the sofa, bathing in a warm yellow-gold background and cheerful atmosphere, the lightness and liveliness of which is heightened by the prominent flower bouquet on the left and by the spontaneous and almost abstract approach in terms of painterly execution, especially in the background.
Having arrived to Paris in 1897, van Dongen finally received recognition in 1904 when he exhibited at Ambroise Vollard’s gallery, and for his vibrant ‘Fauve’ paintings that were amongst those that caused uproar at the notorious Salon d’Automne of 1905. During those ‘Fauve’ years, van Dongen’s models were mostly prostitutes and dancers of Montmartre, until he moved to the Montparnasse neighborhood in 1912. Thereafter, his sitters switched to being ladies of the Parisian fashionable society. In this new bustling environment, van Dongen befriended the French professor and journalist Louis Paul Abel Desjardins (1859-1940), and his spouse, Marie Escudier. They invited him over to their country house in Criqueboeuf, located between Honfleur and Deauville in Normandy, during the summer of 1913. Desjardins introduced van Dongen to Deauville, which by then, was already an exciting hub where the Parisian high society relocated for the midsummer months. Seduced by the buzz and glamour of this seaside resort, he returned almost every year of his life and captured its fancy exhilarating scenery in many paintings.
Madame Marie Desjardins is one of the portraits bearing witness to van Dongen’s friendship with Paul and his wife, and to his first Deauville escapade. Born Escudier, Marie Desjardins (1865-1947) was previously married to the wealthy Parisian industrialist Arthur Fontaine (1860-1931). He was also an art patron whose circle of friends included a number of writers, musicians, and artists, among them André Gide, Claude Debussy, Odilon Redon, Maurice Denis, Edouard Vuillard and many others. Escudier and Fontaine married in 1889 and divorced in December 1907, after Escudier left the house with her two youngest sons to go live with her parents. She was a renowned soprano and was very skilled at deciphering new music scores, hence become popular amidst music composers – Claude Debussy dedicated his famous Moonlight composition of 1905 to the beautiful Escudier. During the last years of her marriage with Fontaine, Marie Escudier had a lover, Paul Abel Desjardins, who was a doctor at the hospitals in Paris. He was a good-looking man, five years younger than her, yet their relationship caused scandal and isolated Escudier from her family and from her social circle. Their love affair was metaphorically used by Jammes in La brebis égarée, which was published in La Revue hebdomadaire. A theatre performance was even made out of it by the drama group L’OEUVRE in 1913 and later presented at the Opéra comique in 1921, in which Jean Cocteau acted.
Although Marie Escudier found herself alone by her lover’s side, they married a couple of years later and she discovered an entirely new social environment, as witnessed by the famous photograph of the ‘van Dongen ball’. Dated 1912 and located rue Denfert-Rochereau (14th arrondissement in Paris), Henri Matisse, Albert Marquet, George Besson, Jacqueline Marval, Paul Poiret, van Dongen, Charles Camoin, Mrs. van Dongen and Mrs. Abel Desjardins (Marie Escudier) are photographed at a party hosted by the Dutch artist. Through Paul Desjardins, Escudier also met Robert Proust (Marcel Proust’s brother) and rekindled with Claude Debussy. Several other artists portrayed her including Henri Lerolle in his painting A l’orgue of 1885 (depicting the solo singer performing at Saint-François-Xavier; Metropolitan Museum of Art, New York); Maurice Denis in Maternité au lit jaune in 1896 (G. Rau collection), and in Madame Fontaine et ses enfants à Mercin in 1901; Odilon Redon in 1901 (Metropolitan Museum of Art, New York); Edouard Vuillard in Causerie chez les Fontaine circa 1904 (Private collection), in Madame Arthur Fontaine en rose circa 1904 (Private collection, U.S.A.) and in another portrait of 1904 (Art Institute of Chicago); and Edgar Degas photographed himself with Marie Escudier and Paul Poujaud in 1895 (Metropolitan Museum of Art, New York).
An archival photograph of the present work recently discovered by the Wildenstein Institute reveals that Madame Marie Desjardins was originally a larger composition. There used to be a background with two unidentified paintings on the wall over the sitter which appears to have been trimmed down for some unknown reason and at an unknown date.
Arrivé à Paris en 1897, van Dongen est enfin reconnu en 1904 lorsqu'il expose à la galerie d'Ambroise Vollard, et pour ses peintures « fauves » vibrantes qui font partie de celles qui ont provoqué le tumulte au tristement célèbre Salon d'automne de 1905. Pendant ces années « fauves », les modèles de van Dongen étaient principalement des prostituées et des danseuses de Montmartre, jusqu'à ce qu'il s'installe dans le quartier de Montparnasse en 1912. Par la suite, ses modèles sont devenus des dames de la société parisienne à la mode. Dans ce nouvel environnement animé, van Dongen se lie d'amitié avec le professeur et journaliste français Louis Paul Abel Desjardins (1859-1940) et son épouse, Marie Escudier. Ils l'invitent dans leur maison de campagne de Cricquebœuf, située entre Honfleur et Deauville en Normandie, au cours de l'été 1913. Desjardins présente van Dongen au cercle de Deauville, qui est déjà à l'époque un centre excitant où la haute société parisienne s'installe chaque été. Séduit par l'effervescence et le glamour de cette station balnéaire, il y reviendra presque chaque année de sa vie et capturera ses paysages exaltants et fantaisistes dans de nombreux tableaux.
Madame Marie Desjardins est l'un des portraits qui témoignent de l'amitié de van Dongen avec Paul et sa femme, et de sa première escapade à Deauville. Née Escudier, Marie Desjardins (1865-1947) était auparavant mariée au riche industriel parisien Arthur Fontaine (1860-1931). Ce dernier était également un mécène dont le cercle d'amis comprenait un certain nombre d'écrivains, de musiciens et d'artistes, parmi lesquels André Gide, Claude Debussy, Odilon Redon, Maurice Denis, Édouard Vuillard et bien d'autres. Escudier et Fontaine se sont mariés en 1889 et ont divorcé en décembre 1907, après qu'Escudier eut quitté la maison avec ses deux plus jeunes fils pour aller vivre chez ses parents. Marie Escudier était une soprano renommée et était très douée pour déchiffrer les nouvelles partitions, ce qui lui valut la popularité des compositeurs - Claude Debussy dédia notamment sa célèbre composition « Clair de lune » de 1905 à la belle Escudier. Pendant les dernières années de son mariage avec Fontaine, Marie Escudier a eu un amant, Paul Abel Desjardins, qui était médecin dans les hôpitaux de Paris. C'est un bel homme, de cinq ans plus jeune qu'elle, mais leur relation fait scandale et isole Marie Escudier de sa famille et de son cercle social. Leur liaison est métaphoriquement utilisée par Jammes dans La brèche égarée, publiée dans La Revue hebdomadaire. Une représentation théâtrale en est même tirée par la troupe L'OEUVRE en 1913, puis présentée à l'Opéra-comique en 1921, dans laquelle joue Jean Cocteau.
Si Marie Escudier se retrouve seule aux côtés de son amant, ils se marient quelques années plus tard et elle découvre un tout nouveau milieu social, comme en témoigne la célèbre photographie du « bal van Dongen ». Datée de 1912 et située rue Denfert-Rochereau (14e arrondissement de Paris), Henri Matisse, Albert Marquet, George Besson, Jacqueline Marval, Paul Poiret, van Dongen, Charles Camoin, Mme van Dongen et Mme Abel Desjardins (Marie Escudier) sont photographiés lors d'une fête organisée par l'artiste hollandais. Par l'intermédiaire de Paul Desjardins, Escudier a également rencontré Robert Proust (le frère de Marcel Proust) et renoué avec Claude Debussy. Plusieurs autres artistes l'ont représentée, notamment Henri Lerolle dans son tableau A l'orgue de 1885 (représentant la chanteuse soliste se produisant à Saint-François-Xavier ; Metropolitan Museum of Art, New York) ; Maurice Denis dans Maternité au lit jaune en 1896 (collection G. Rau), et dans Madame Fontaine et ses enfants à Mercin en 1901 ; Odilon Redon en 1901 (Metropolitan Museum of Art, New York) ; Edouard Vuillard dans Causerie chez les Fontaine vers 1904 (Collection privée), dans Madame Arthur Fontaine en rose vers 1904 (Collection privée, U. S. A.) et dans un autre tableau représentant une chanteuse soliste à Saint-François-Xavier (Collection privée, U. S. A.). S.A.) et dans un autre portrait de 1904 (Art Institute of Chicago) ; et Edgar Degas s'est photographié avec Marie Escudier et Paul Poujaud en 1895 (Metropolitan Museum of Art, New York).
Une photographie d'archive de l'œuvre actuelle, récemment découverte par le Wildenstein Institute, révèle que Madame Marie Desjardins était à l'origine une composition plus grande. Il y avait auparavant un arrière-plan avec deux peintures non identifiées sur le mur au-dessus du personnage, qui semble avoir été réduit pour une raison inconnue et à une date inconnue.
This very lively and warm interior scene of a lady relaxing in an elegant sofa, having tea, is another portrait of Ms. Marie Desjardins, painted by Kees van Dongen circa 1913. Indeed, van Dongen depicted the same sitter most likely around the same time as the present work, in Portrait de Madame Desjardins currently in a private collection, U.S.A. The latter offers a completely different portrait of Mrs. Desjardins, presenting her in a stiff upright position, wearing a very formal navy blue and grey dress, set against a cold grey background. In the Marcel Midy portrait of Mrs. Desjardins, the woman is smiling and leaning back in the sofa, bathing in a warm yellow-gold background and cheerful atmosphere, the lightness and liveliness of which is heightened by the prominent flower bouquet on the left and by the spontaneous and almost abstract approach in terms of painterly execution, especially in the background.
Having arrived to Paris in 1897, van Dongen finally received recognition in 1904 when he exhibited at Ambroise Vollard’s gallery, and for his vibrant ‘Fauve’ paintings that were amongst those that caused uproar at the notorious Salon d’Automne of 1905. During those ‘Fauve’ years, van Dongen’s models were mostly prostitutes and dancers of Montmartre, until he moved to the Montparnasse neighborhood in 1912. Thereafter, his sitters switched to being ladies of the Parisian fashionable society. In this new bustling environment, van Dongen befriended the French professor and journalist Louis Paul Abel Desjardins (1859-1940), and his spouse, Marie Escudier. They invited him over to their country house in Criqueboeuf, located between Honfleur and Deauville in Normandy, during the summer of 1913. Desjardins introduced van Dongen to Deauville, which by then, was already an exciting hub where the Parisian high society relocated for the midsummer months. Seduced by the buzz and glamour of this seaside resort, he returned almost every year of his life and captured its fancy exhilarating scenery in many paintings.
Madame Marie Desjardins is one of the portraits bearing witness to van Dongen’s friendship with Paul and his wife, and to his first Deauville escapade. Born Escudier, Marie Desjardins (1865-1947) was previously married to the wealthy Parisian industrialist Arthur Fontaine (1860-1931). He was also an art patron whose circle of friends included a number of writers, musicians, and artists, among them André Gide, Claude Debussy, Odilon Redon, Maurice Denis, Edouard Vuillard and many others. Escudier and Fontaine married in 1889 and divorced in December 1907, after Escudier left the house with her two youngest sons to go live with her parents. She was a renowned soprano and was very skilled at deciphering new music scores, hence become popular amidst music composers – Claude Debussy dedicated his famous Moonlight composition of 1905 to the beautiful Escudier. During the last years of her marriage with Fontaine, Marie Escudier had a lover, Paul Abel Desjardins, who was a doctor at the hospitals in Paris. He was a good-looking man, five years younger than her, yet their relationship caused scandal and isolated Escudier from her family and from her social circle. Their love affair was metaphorically used by Jammes in La brebis égarée, which was published in La Revue hebdomadaire. A theatre performance was even made out of it by the drama group L’OEUVRE in 1913 and later presented at the Opéra comique in 1921, in which Jean Cocteau acted.
Although Marie Escudier found herself alone by her lover’s side, they married a couple of years later and she discovered an entirely new social environment, as witnessed by the famous photograph of the ‘van Dongen ball’. Dated 1912 and located rue Denfert-Rochereau (14th arrondissement in Paris), Henri Matisse, Albert Marquet, George Besson, Jacqueline Marval, Paul Poiret, van Dongen, Charles Camoin, Mrs. van Dongen and Mrs. Abel Desjardins (Marie Escudier) are photographed at a party hosted by the Dutch artist. Through Paul Desjardins, Escudier also met Robert Proust (Marcel Proust’s brother) and rekindled with Claude Debussy. Several other artists portrayed her including Henri Lerolle in his painting A l’orgue of 1885 (depicting the solo singer performing at Saint-François-Xavier; Metropolitan Museum of Art, New York); Maurice Denis in Maternité au lit jaune in 1896 (G. Rau collection), and in Madame Fontaine et ses enfants à Mercin in 1901; Odilon Redon in 1901 (Metropolitan Museum of Art, New York); Edouard Vuillard in Causerie chez les Fontaine circa 1904 (Private collection), in Madame Arthur Fontaine en rose circa 1904 (Private collection, U.S.A.) and in another portrait of 1904 (Art Institute of Chicago); and Edgar Degas photographed himself with Marie Escudier and Paul Poujaud in 1895 (Metropolitan Museum of Art, New York).
An archival photograph of the present work recently discovered by the Wildenstein Institute reveals that Madame Marie Desjardins was originally a larger composition. There used to be a background with two unidentified paintings on the wall over the sitter which appears to have been trimmed down for some unknown reason and at an unknown date.